
J'ai choisi le dessin. À mes débuts, époque où, peu valorisé, il était considéré comme une simple préparation à autre chose, j'ai orienté mon travail et ma réflexion sur sa nature propre, ses composantes, son histoire. Par la suite, m'attachant essentiellement aux questions qui touchent à la maîtrise, à la dextérité inhérentes à sa définition commune, je me suis retrouvée à dessiner les yeux clos, ou avec un outil rebelle, ou sans outil du tout... De façon à le laisser davantage ouvert, j'ai soumis le travail à divers protocoles, actions prédéfinies, ou bien à des événements circonscrits, mais extérieurs à ma volonté, dont j'accepte tels quels les résultats. Depuis quelques années je reconsidère, pour les réinterpréter, des notions anciennes liées au dessin, comme la mise au carreau, le dessin sous-jacent, ou encore la réserve. Mes principaux compagnons de travail ont été la ligne, le noir, et mes galets.
Sentiers sous la dictée de randonneurs, matériel pour À tes dépens si tu te perds